LA PRESSE


À propos du DVD Avron et Evrard

Philippe Avron et Claude Evrard, 15 ans de rire et de poésie
Jean Chollet, www.webthea.com
Ils se sont rencontrés à l’école de Jacques Lecoq avant de rejoindre le TNP de Jean Vilar. Au début des années 1970, ils constituent un duo qui se produit avec succès dans les cabarets de la Rive Gauche — aujourd’hui disparus —, révélateurs à l’époque de nombreux talents. De l’Ecluse à la Galerie 55, Avron et Evrard alternent parfois sur ces petites scènes avec Barbara, Pierre Richard, Victor Lanoux, Serge Lama ou Raymond Devos, en affirmant un talent dont le comique subtil leur ouvre les portes du music-hall et de la télévision. Durant une quinzaine d’années, de nombreux sketches — nés de l’écriture de Philippe Avron — réjouissent ou émeuvent un large public conquit par la finesse, le talent, l’humour et la générosité des deux comédiens. Dans le choix des thématiques évoquées, ils apportent au genre une dimension théâtrale mêlant au comique de la farce l’expression du jeu et des masques qui confèrent tour à tour à leurs créations des accents cocasses ou poétiques. Avec finesse et intelligence. C’est donc une joie de retrouver ces duettistes à travers les vingt-deux sketches choisis et ordonnés par Jean-Gabriel Carasso, dont la plus part sont restés dans la mémoire des spectateurs de l’époque. Ils permettront aux autres une découverte réjouissante dont la résonance s’inscrit dans la modernité. En complément, un document filmé met en présence aujourd’hui les deux complices, regardant et commentant avec tendresse et émotion leur aventure passée. Rien que du bonheur.


À propos de Mon ami Roger 

L’officiel et Pariscope
Succès prolongations! Philippe Avron rend les spectateurs complices de ce qui le fait rire.

Quelques phrases tirées de critiques lors de la dernière tournèe en bretagne :
« La promenade avec Roger est un voyage initiatique, une ballade grave et drôle. »
« Dans un texte très moderne et dynamique alternant les SMS et Shakespeare, Mon ami Roger est surprenant et émouvant. »
« Une galerie de portraits en amitié et en théâtre, un voyage d’étonnement et de métamorphoses. »
« Chacun peut se reconnaître dans un personnage pathétique et drôle qui dégage une bonté et une joie de vivre sans borne. »



À propos de Rire fragile 

L’officiel et Pariscope
Succès prolongations! Philippe Avron rend les spectateurs complices de ce qui le fait rire et sourire.

La Croix
Les monologues rireurs de Philippe Avron... réjouissant et délicieux.

Figaro Madame
Mariage idéal du rire et de l'élégance.

Le Figaro, Pierre Marcabru
Philippe Avron traverse le temps comme la salamandre le feu. Il a toujours son visage d'adolescent tendre et rieur, il n'a pas rompu avec l'enfance qui est en lui. Qui l'a connu il y a plus de quarante ans, chez Jean Vilar et au cabaret avec son complice Claude Evrard, le retrouve intact, tel qu'il fut tout au long de sa vie, léger, funambule et sensible, curieux de tout. Est ce un acteur ? Sûrement. Mais c'est d'abord un personnage. Il n'a jamais cessé de ressembler à lui-même, et le plus innocemment du monde. Avron est d'abord un sourire, à la fois aigu et fugitif, cordial, presque doux, où l'amitié l'emporte et commande… Depuis "Pierrot d'Asnières", il y a un quart de siècle, Avron a inventé un genre, le one-man-show en confidence où il nous prend à témoin des petites gens, des petites choses, des petits riens, de tout ce qui se tisse au cours d'une existence de ses rencontres impromptues, de ce qui arrête son regard… Il est peuple ingénument… On ne saurait séduire avec plus de pudeur, ce qui est surgir d'un autre temps où il n'était pas besoin d'agresser l'oreille pour exister. Ce qui place Philippe Avron à part parmi les faiseurs de one-man-show, c'est d'abord cette façon de ne pas chercher pour mieux se faire entendre à s'imposer avec soudaineté et violence. Gageure qu'il est seul à tenir.



À propos du Fantôme de Shakespeare 

FigaroScope
Philippe Avron sublime l’art périlleux du one man show… C’est le bonheur !

Les Echos
Le comédien malicieux revient pour rendre hommage au théâtre, à l‘intelligence et au rêve.

Le Monde
Les vivants et les morts se congratulent et se louent, unis sur scène par l’exquis bateleur.

Le Parisien
Philippe Avron occupe une place à part au firmament théâtral.

Le Quotidien du Médecin
Philippe Avron occupe une place à part au firmament théâtral. Une promenade délicieuse que l’on partage ébloui et ravi… On admire l’art du mime, l’art subtil de l’interprète, l’art chatoyant du fantaisiste, l’art fraternel… Avron nous divertit et nous ramène au centre du monde. À Shakespeare, oui. Et à autre chose que l’on peut nommer la responsabilité, la lucidité.


Le Quotidien du Médecin, Armelle Hélit, 6 février 2002
La rigueur et la grâce

Au Japon pas de doute, il serait trésor national vivant. Il y a un art d’être en scène qui traduit l’être même. Philippe Avron n’est que noblesse, élégance du cœur, intelligence de l’âme. Et un comédien de haute race, avec ça. On le suit. C’est exquis et c’est la quintessence du théâtre.

Dans l’écrin merveilleux du théâtre du Ranelagh, chez Madona Bouglione, Philippe Avron trouve un royaume aussi beau que la cour d’Honneur du palais des papes d’Avignon, aussi chaleureux que la maison Jean Vilar où l’été dernier, chez Melly Puaux, et en hommage implicite à Paul Puaux, il avait présenté quelques pages de ce « Fantôme de Shakespeare », promenade délicieuse que l’on partage ébloui et ravi.

Tout ici ressemble à Philippe Avron, tout est offert dans la lumière d’une délicatesse particulière, d’une pudeur, d’un humour léger et d’humeurs enjouées ou plus graves soudain. Avec lui, on est au lycée, on est chez Lecocq, on est au théâtre de l’Est Parisien ou chez les papes, on bouge beaucoup mais on demeure au centre. Et le centre, sic, c’est Shakespeare. On rit, on sourit, on est ému, on est bouleversé. On admire l’art précis du mime, l’art subtil de l’interprète, l’art chatoyant du fantaisiste, l’art fraternel du camarade qui évoque les noms de sa constellation. Les morts et les vifs cohabitent miraculeusement au théâtre. C’est ce que nous apprend Philippe Avron, auteur et interprète, seul en scène, avec en gracieuses apparitions — Avron partage toujours tout — la jolie Clhoé. C’est délié et grisant, amusant toujours.

Et puis, à la fin les premiers saluts s’effacent et Philippe Avronnous rappelle au monde par le détour de la chapelle Sainte Claire où Prétrarque rencontra Laure de Sade. « La haine peut faire beaucoup, l’amour peut faire plus ». Rien de mièvre dans cette affirmation. Avron nous divertit et nous ramène au centre du monde. À Shakespeare, oui. Et à autre chose que l’on peut nommer la responsabilité, la lucidité. 


La République du Centre, Thierry Guérin, 29 octobre 2001
Philippe Avron, un comédien en état de grâce

Un comédien, maître de son art, seul sur scène, qui convoque Shakespeare, Montaigne, Einstein?

La Fabrique de Meung-sur-Loire est un beau lieu. Et il attire des artistes de grande qualité. Jeudi soir Philippe Avron était à l’affiche, invité par le CADO. L’occasion pour les 200 spectateurs présents de passer un merveilleux moment, privilégié, en compagnie d’un merveilleux comédien en état de grâce. « Le fantôme de Shakespeare » est une histoire de revenants. Mais pas de ceux qui pétrifient les esprits dans la terreur. Au contraire ! Philippe Avron a l’art et la manière de ressusciter des êtres de lumière, bienveillant qui éclairent apaisent, ouvrent des perspectives. Il nous convie à les rencontrer dans un espace-temps quasi intemporel. Maître de cérémonie : le génial Shakespeare. Un soleil parmi d’autres, qui ont pour nom Einstein, Montaigne, Raymond Devos?

C’est en vérité toute une galerie de personnages qui défilent devant nos yeux. Le comédien, seul en scène, offre au public en toute fraternité un chant d’amour un hymne au théâtre. Il raconte aussi une histoire : la sienne. Non la projection d’un ego, mais un acte de reconnaissance envers l’art théâtral et le plaisir de partager avec tous des moments d’émerveillement. Le texte de Philippe Avron, vibrant et poétique, est bien le c?ur battant d’une fascination, le reflet d’un éblouissement qui n’exclut pas la lucidité. Il évoque par images successives, flashes instantanés, notre monde et suggère — s’appuyant parfois sur les principes de la physique quantique — que certaines ondes mystérieuses forment, conduisent, traversent nos destinés : immense ballet à la fois physique et métaphysique, dont nous sommes les acteurs et les jouets.

La solitude de la scène convient à ses invocations. Libre et aérien, Philippe Avron règne en maître sue le plateau, avec son naturel, son humour, sa sensibilité, son talent de passeur. Il est là et parle pour tous et avec tous, en toute humilité, comme un éternel jeune homme.



À propos de Je suis un saumon 

Pariscope, Marie-Céline Nivière, 24 février 1999
Une pure gourmandise

Philippe Avron est un comédien rare, formé à l’école des cabarets et de Jean Vilar. Ces dernières années il nous avait offert un voyage au pays du théâtre avec son spectacle « Ma cour d’Honneur ». Aujourd’hui il nous propose de découvrir le monde des saumons? Philippe Avron nous conte l’histoire de Saumon-Saumon, saumon de l’Allier de Simone la Saumone (la Surya Bonaly de l’Allier), de Pierrot le titi salmonidé d’Internet, le saumon relié, de Dulciné, la truite saumonée (une métisse)? Ces cinq petits saumons partent à la grande aventure de leur espèce : départ de leur frayère pour se rendre dans le Grand Nord et retour 3 ans plus tard pour la danse nuptiale et mourir. Voilà la vie du saumon, voilà la vie de l’homme? En route, nos petits saumons Soufi-Soufi, un saumon pakistanais, le Professeur Lesturgeon, un psychiatre et ancien élève de Dullin, on y croise aussi Reeve, Cousteau? La vie des saumons est un mystère qui captive les savants.

Comment font-ils pour retrouver du Grand Nord leur frayère ?? C’est extraordinaire, le texte de Philippe Avron est beau, drôle, émouvant. Son interprétation est sans faille. Quel talent ! Excellent conteur et bon pécheur, Avron nous fait mordre à l’hameçon. On est captivé? Avron nous met le cœur en fête. Alors, son histoire de saumon, on la goûte, on en redemande et on termine le plat.


Présent, Emmanuel Saint-Jean, 24 avril 1999
Ne ratez pas Philippe Avron et son épopée des saumons

« Je suis un saumon », commence Philippe Avron. Et il précise : un saumon de l’Allier. Le ton de la voix, le sourire, la présence, on sent déjà que le spectacle va être brillant. Quelques minutes plus tard, on a compris que la soirée allait bien être exceptionnelle. Philippe Avron raconte la vie d’un saumon et son histoire est une fable sur la condition humaine. Un conte sur la destinée des êtres. Une épopée, celle des saumons de l’Allier, chantée par l’un d’entre eux, Saumon-Saumon. Le monde entier est au balcon, l’Allier est devenu aussi large qu’une galaxie, la Loire accède au rang de l’univers. On rit, on est ému, on se régale, on se laisse rouler dans le courant avec Philippe Avron en poisson-pilote. Ne le laissez pas passer. Vous êtes prévenus.

S’étant métamorphosé en jeune saumon quittant pour la première fois les frayères du Haut-Allier, Philippe Avron nous convie ? Un prodigieux voyage en compagnie de ses amis saumons et saumones. La Loire et ses châteaux, Orléans, Beaugency, Amboise? Nantes et son goulet pollué jusqu’à Saint-Nazaire, l’Océan enfin, puis le Groënland et les rencontres avec les saumons canadiens, irlandais, le saumon pakistanais refoulé de toutes les eaux et qui va tomber amoureux de la jeune saumone métis rose claire? Mais le retour s’annonce, il faut partir, remonter jusqu’aux frayères de l’Allier. C’est-à-dire remonter à contre-courant pour retrouver les racines et les parfums de son enfance.

Nous n’en sommes même pas encore à la moitié du spectacle, mais déjà fascinés par Philippe Avron, l’intelligence de son texte, son immense maîtrise de la scène, son talent, oh ! Même son génie de comédien. C’est un plaisir total. Il se joue des mots et des consonances, il nous entraîne dans sa gaîté, déclenche le rire et nous laisse le savourer en l’appuyant d’un sourire comme s’il nous disait : elle est bonne, hein, celle-là ? Je suis content qu’elle vous fasse plaisir. Précieuse complicité ! Après les rires, il reprend la salle en main pour un moment d’émotion. La remontée est de plus en plus folle avec des scènes d’anthologie comme la séance chez le professeur Lesturgeon, « psychiatre ichtyologie », ou la séance du dictionnaire de l’Académie avec les saumons verts penchés sur la définition du mot « certitude ». Et les rencontres avec « le grand initié de la tribu des Salmonidés manoutoba de la côte ouest » (Levi-Strauss) ou « le saumon des étoiles » (Hubert Reeves)? Philippe Avron a le don de l’expression gestuelle : avec les mains, il fait vivre devant nous aussi bien la pieuvre que le crabe et n’importe quel poisson. Il est aussi capable de nous raconter une fable ? La façon de La Fontaine et de faire comme si c’était Luchini la disant ? « Bouillon de culture » avec Pivot s’exclamant tous les trois vers : « Ah ! Ce Luchini ! » C’est si bien vu. Et ces moments de joie sont plus nombreux que les barrages sur l’Allier !

La fin du spectacle se termine sur la grande parade d’amour dans les frayères, l’instant sublime où saumons et saumones deviennent argent, rose et vert pour le grand rituel. Mais comment raconter de tels moments. Il faut y assister. Si vous ne deviez voir qu’un seul spectacle en ce moment, c’est celui-ci. Philippe Avron est nommé aux prochains Molières pour le « meilleur one man show ». En attendant et en espérant cette récompense qui lui revient, allez au Théâtre Rive Gauche.
Saumonement vôtre.



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